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Ombre

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gumiho

Gumiho

Gumiho · Renard à neuf queues — L'esprit-renard envoûtant d'Asie de l'Est

Le Gumiho (coreen Gumiho, 'renard a neuf queues') est la figure canonique coreenne de la tradition est-asiatique de l esprit-renard (yohou), le monstre-renard qui acquiert neuf queues apres avoir vecu mille ans. La plus ancienne origine textuelle est le Classique des Montagnes et des Mers (Shan Hai Jing), compile pendant la periode chinoise des Royaumes combattants (cinquieme au troisieme siecle av. J.-C.), dans lequel la region de Cheonggu du Sutra des Montagnes du Sud est habitee par un renard a neuf queues qui 'ressemble a un renard mais a neuf queues, pleure comme un bebe et devore les hommes'. En Coree, le gumiho apparait pour la premiere fois dans l entree Kim Yu-shin du Livre Un des Memorabilia des Trois Royaumes (Samguk Yusa) compile par Iryeon en 1281. Au Japon, il s est etabli dans la legende de Tamamo-no-Mae de l ere de l empereur Toba (regne 1107-1123). Le roman des dieux et demons L Investiture des Dieux (Fengshen Yanyi) de Xu Zhonglin de la Chine de la fin des Ming (compose fin du seizieme au debut du dix-septieme siecle), dans lequel l epouse Daji du dernier roi Shang Zhou est revelee comme l incarnation d un renard a neuf queues vieux de mille ans, etablit la synthese decisive du canon est-asiatique du gumiho. Les caracteristiques propres a la Coree sont (1) le rassemblement de l essence vitale au moyen de la perle de renard (hoeok), (2) le motif tabou selon lequel le renard devient humain s il cache son identite pendant cent ou mille jours, (3) la consommation de foies et d essence vitale humains, et (4) l iconographie visuelle canonique du gumiho coreen dans la serie KBS Legendes du Pays natal (diffusee 1977-2009). La serie tvN Tale of the Nine-Tailed de 2020 (avec Lee Dong-wook et Jo Bo-ah) a globalise l iconographie coreenne du gumiho du vingt et unieme siecle comme canon K-content.

oni

Oni

Oni · Le démon japonais — Un ogre cornu et colossal mangeur d'hommes

L Oni (japonais oni) est le demon gigantesque et feroce de la tradition japonaise, la figure iconographique canonique du yokai japonais distinguee par sa peau rouge ou bleue, des cornes sur la tete, des crocs aigus, un pagne en peau de tigre et un gourdin de fer qu il manie, le kanabo. L etymologie combine l ideogramme chinois 'gui' (l ame des morts) avec la racine indigene japonaise 'on' ('cacher'), selon l hypothese canonique du dictionnaire japonais Wakun no Shiori du dix-huitieme siecle compile par Tanigawa Kotosuga. L origine iconographique est un composite de (1) la croyance chinoise en 'gui', (2) les gardiens de l enfer du bouddhisme indien (les naraka-pala a tete de bœuf et a tete de cheval), et (3) la croyance indigene japonaise aux esprits de la montagne. Le texte japonais le plus decisif est la representation des esprits de la montagne dans le Kojiki du huitieme siecle (712) et le Nihon Shoki (720), et la narration heroique canonique est l histoire de Shuten-doji dans le Konjaku Monogatarishu des onzieme et douzieme siecles — dans laquelle Minamoto no Yorimitsu (948-1021) conduit les Quatre Rois Celestes y compris Watanabe no Tsuna pour tuer l oni Shuten-doji du mont Oe dans la province de Tanba et presenter sa tete a la cour imperiale. Le manga japonais Demon Slayer (Kimetsu no Yaiba) de 2016-2020 de Koyoharu Gotouge a etabli le canon mondial de l iconographie de l oni du vingt et unieme siecle.

lich

Liche

Lich · Le mage immortel — Un archimage ayant refusé la mort en scellant son âme

La Liche (anglais Lich) est le mage puissant devenu mort-vivant par obsession du savoir et du pouvoir, scellant l ame dans un vaisseau appele phylactere (phylactery) de sorte qu il revive tant que le vaisseau survit, et est la figure iconographique canonique du sommet des morts-vivants mages. L etymologie reside dans le vieil anglais lic ('cadavre, corps'), et le sens general de 'cadavre' qui apparait dans l epopee en vieil anglais Beowulf du huitieme siecle a ete specifie dans la litterature anglaise ulterieure comme la signification des morts-vivants mages. L origine iconographique inclut la nouvelle pulp fantasy de Clark Ashton Smith L Empire des Necromanciens (1932) et le mage mort-vivant Thulsa Doom de la serie Kull de Robert E. Howard (1934), mais la canonisation decisive fut le court article La Liche de Gary Gygax dans The Strategic Review Vol. 2 No. 4 publie par TSR en mai 1976, et l ajout de la liche a la page 61 de la premiere edition du Manuel des Monstres d AD&D de janvier 1977. Dans le module d aventure Tombeau des Horreurs (S1) de Gygax de 1978, l apparition du demi-liche Acererak — le canon que meme si le corps est detruit, tant que le phylactere scellant l ame survit, la liche revit — a etabli le canon decisif. Le Roi-Liche Arthas Menethil dans World of Warcraft: Wrath of the Lich King de Blizzard, sorti le 13 novembre 2008, a etabli le canon mondial du vingt et unieme siecle de la liche.

vampire

Vampire

Vampire · Le buveur de sang — Aristocrate de la nuit, immortel par le sang des vivants

Le Vampire (anglais Vampire, slave Upir/Vampir) est le mort-vivant qui est mort et pourtant n est pas mort, qui maintient l immortalite en buvant le sang des vivants, dote d une peau pale, de crocs et d un charisme seducteur, se transformant en chauve-souris, brume ou loup — la figure iconographique canonique qui est nee dans le folklore slave d Europe de l Est et a ete completee dans la litterature anglaise du dix-neuvieme siecle. L etymologie derive du slave upir (slave oriental) et vapir (slave meridional), et le premier usage anglais de vampire apparait dans le magazine de voyage London Journal de 1734. L origine iconographique est la tradition du cadavre ressuscite du folklore slave et la Panique vampirique est-europeenne du dix-huitieme siecle (1725-1755 dans la Serbie et la Hongrie occupees par les Habsbourg), dont les cas decisifs sont l affaire Petar Blagojevic de 1725 a Kisilova, en Serbie, et l affaire Arnold Paole de 1726-1732 a Medvegja, en Serbie — le Visum et Repertum, le rapport latin officiel de 1732 du chirurgien militaire austro-habsbourgeois Johann Flueckinger, est le canon textuel decisif qui a inscrit le vampire comme sujet officiel dans l academie europeenne. Le Vampire de John William Polidori (1795-1821), publie le 1er avril 1819 dans le britannique New Monthly Magazine — ecrit a la Villa Diodati en Suisse en 1816 a la suggestion de Lord Byron avec Mary Shelley (Frankenstein) — est l origine du canon vampire de la litterature anglaise, et le Dracula de Bram Stoker (1847-1912), publie en Grande-Bretagne le 26 mai 1897, completa le canon decisif de l iconographie vampire moderne, elegante et aristocratique.

dullahan

Dullahan

Dullahan · Le cavalier sans tête — L'envoyé porteur de mort d'Irlande

Le Dullahan (irlandais Dullahan, anglais Dullahan) est le cavalier sans tete sur un cheval noir tenant sa propre tete coupee dans une main, la figure iconographique canonique de l esprit collecteur de la mort et de l executeur du destin de la tradition celtique irlandaise. L etymologie derive de l irlandais dulachan ou dubhlachan — les deux termes glosses comme 'messager des tenebres' ou 'sans-tete' — un vestige de la croyance au sacrifice humain de l Irlande celtique prechretienne. Le canon savant decisif est les Fairy Legends and Traditions of the South of Ireland de Thomas Crofton Croker de 1825, qui a etabli la figure visuelle canonique du cavalier sans tete dont la tete coupee emet de la lumiere, et les Ancient Legends, Mystic Charms, and Superstitions of Ireland de Lady Wilde de 1887 (mere d Oscar Wilde, 1821-1896), qui a fixe le schema comportemental canonique du dullahan (appeler le nom d une personne cause sa mort; fouet en colonne vertebrale humaine; portes s ouvrant d elles-memes le long du chemin; peur de l or). The Legend of Sleepy Hollow de Washington Irving de novembre 1820 — dans laquelle un cavalier sans tete mercenaire hessien hante Sleepy Hollow dans la vallee de l Hudson de New York — a etabli de maniere decisive l iconographie du dullahan dans la litterature anglo-americaine, et le film Sleepy Hollow de Tim Burton de 1999 (avec Johnny Depp et Christopher Walken comme cavalier sans tete) a complete le canon cinematographique moderne.

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Guerrier Squelette

Skeleton Warrior · Soldat Mort-vivant — Un guerrier relevé de la mort

Le Guerrier Squelette (anglais Skeleton Warrior, latin Sceletus Bellator) est le mort-vivant de type guerrier compose des os des morts, invoque ou ressuscite par la magie, la malediction ou la sorcellerie noire, qui combat avec epee, lance, bouclier et armure, possedant un pur squelette osseux sans chair ni ame — la figure iconographique canonique decisive du mort-vivant de la fantasy occidentale moderne. Le skeleton anglais derive du grec skeleton ('cadavre desseche'), via le latin sceleton, s installant en anglais au seizieme siecle, et est depeint comme un etre instrumental sans personnalite ou volonte originale, obeissant fidelement uniquement aux ordres du Necromancien (Necromancer). L archetype mythique est les Spartoi ('les Semes') de Cadmos dans la mythologie grecque antique — des guerriers armes qui ont pousse du sol lorsque Cadmos, sur instruction de la deesse Athena, a seme les dents d un dragon qu il avait tue. Le canon moderne decisif est la fameuse scene de la sortie britannique du 19 juillet 1963 du film Jason et les Argonautes realise par Don Chaffey (1917-1990) — la scene de quatre minutes et demie de sept guerriers squelettes en animation image par image par le maitre britannique des effets speciaux cinematographiques Ray Harryhausen (1920-2013) duelant avec le heros grec Jason — le canon decisif de l iconographie moderne du guerrier squelette. Le monstre Squelette du JdR de table Donjons & Dragons (D&D) de 1974 par Gary Gygax (1938-2008), dans le Manuel des Monstres de 1977, etablit le canon du JdR fantasy moderne.

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Dokkaebi

Dokkaebi · Le gobelin coréen — Un esprit capricieux de malice et de richesse

Le Dokkaebi (coreen dokkaebi) est l esprit-yokai representatif du folklore coreen, ne lorsqu un esprit prend residence dans un vieil outil de menage ou dans un balai, un pilon ou un tisonnier qui a ete tache de sang humain, et il est la figure iconographique decisive de l animisme indigene coreen. Le plus ancien texte est l entree Tohwanyeo et Bihyeongnang dans le Livre Un des Memorabilia des Trois Royaumes (Samguk Yusa), compile par Iryeon (1206-1289) en 1281: l ame du defunt roi Jinji de Silla (regne 576-579) eut un commerce charnel avec la jeune fille Tohwanyeo et engendra un fils, Bihyeongnang, qui commandait une bande d esprits dokkaebi pour construire un pont en une seule nuit. Ce recit est l origine canonique coreenne de l iconographie du dokkaebi. Les outils canoniques sont le dokkaebi-bangmangi (massue magique exauçant les vœux) et le dokkaebi-gamtu (chapeau d invisibilite), et le dokkaebi aime la gelee de sarrasin et le vin de riz, apprecie la lutte et les tours, et honore les promesses et la reciprocite. L etude Recherches sur les contes populaires coreens de Son Jin-tae de 1942 demontra que le dokkaebi, avant d etre recouvert par l imagerie cornue du oni japonais pendant la periode coloniale, etait originellement une figure humanoide sans cornes. La serie televisee tvN Dokkaebi (Goblin) de 2016, diffusee de decembre 2016 a janvier 2017, globalisa le dokkaebi comme canon K-drama.

nue

Nue

Nue · Chimère — Monstre légendaire japonais

Le Nue (japonais Nue) est la figure iconographique canonique du yokai chimerique de l epoque Heian, possedant le visage d un singe, le corps d un tanuki (chien viverrin) ou d un chat sauvage, les pattes d un tigre et la queue d un serpent — l un des yokai composites les plus mysterieux de la legende japonaise. Le nom derive du nom archaique japonais de l oiseau indigene grive dame (Zoothera dauma, en japonais tora-tsugumi), dont le cri triste et etrange, lorsqu il est entendu, est dans le canon presage de desastre — l oiseau canonique de la croyance Onmyodo (Voie du Yin et du Yang) de la cour imperiale Heian. L origine iconographique est la croyance Onmyodo de l epoque Heian (794-1185) et la tradition gunki-mono (recit militaire) canonisee de la fin du douzieme siecle. La source textuelle decisive est le chapitre Nue du Livre 4 du Heike Monogatari (Le Dit des Heike) du debut du treizieme siecle, le canon decisif du gunki-mono japonais: au printemps 1153, un nuage noir apparut chaque aube au-dessus de la cour imperiale Heian-kyo depuis les montagnes de l est et perturbait le sommeil de l Empereur Konoe (regne 1139-1155), causant sa maladie; Minamoto no Yorimasa (1104-1180), le plus grand archer de l epoque Heian, abattit le nue depuis le nuage noir — le canon textuel decisif de la legende du Nue. Le catalogue de yokai Konjaku Gazu Zoku Hyakki de 1779 de Toriyama Sekien (1712-1788) etablit le canon visuel du Nue.

ghost

Fantôme

Ghost · L'esprit errant — Une âme liée au monde par l'attachement et une histoire inachevée

Le Fantome (anglais Ghost, latin Spectrum) est l ame du mort qui, en raison d un attachement persistant, d un grief ou d une circonstance non resolue, ne peut proceder a l au-dela et reste dans ce monde, la figure iconographique canonique de la croyance universelle mondiale dans l au-dela: transparent ou translucide en forme, lie a un endroit specifique (maisons hantees, vieilles maisons), et se manifestant a travers le Poltergeist (allemand pour 'esprit bruyant'), courant d air froid, apparition, son et pleurs. Le ghost anglais derive du vieil anglais gaast (ame, esprit), et l origine iconographique s etend du gidim de Mesopotamie, de l akh de l Egypte ancienne, de la psyche et de l eidolon de la Grece antique, du lar (esprit gardien) et du lemur de Rome antique — universellement de la croyance en l ame d apres la mort de chaque civilisation. Le canon textuel decisif occidental est la Lettre 27 du Livre 7 des Epistulae de Pline le Jeune (61-113 apres J.-C.) de la fin du premier siecle apres J.-C. — dans lequel le philosophe grec Athenodore (74 av. J.-C. - 7 apres J.-C.) rencontre dans une maison hantee d Athenes le fantome d un vieil homme faisant cliqueter des chaines, et exhume sa sepulture pour lui accorder le repos d outre-tombe — le canon occidental decisif de la premiere histoire de fantome de maison hantee. Le fantome du pere d Hamlet dans la tragedie Hamlet de William Shakespeare (1564-1616) (1599-1601) etablit le canon fantomatique de la litterature anglaise, et le Marley et les trois Esprits du Passe, du Present et du Futur dans la nouvelle Un chant de Noel de Charles Dickens (1812-1870) (publiee le 19 decembre 1843) sont l œuvre decisive du canon fantomatique victorien.

revenant

Revenant

Revenant · Le revenu vengeur — Un cadavre sorti de la tombe pour un seul dessein

Le Revenant (anglais revenant, du latin revenans, 'celui qui revient') est un cadavre qui s est leve de sa tombe de son propre chef sous l impulsion d une vengeance intense ou d un dessein non resolu, la figure iconographique medievale europeenne d un mort-vivant conscient de soi qui conserve un ego distinct et un but unique. L etymologie reside dans le latin revenans, participe present du verbe revenire ('revenir'), devenu le terme canonique dans les chroniques latines des onzieme et douzieme siecles pour le cadavre qui revient de la tombe pour tourmenter le village. La source textuelle decisive est l Historia Rerum Anglicarum (Histoire des affaires anglaises) du chroniqueur anglais du douzieme siecle Guillaume de Newburgh (vers 1136-1198), dont les chapitres 22 a 24 du Livre V relatent des cas detailles de revenants a Buckinghamshire, Berwick et Anant dans le nord de l Angleterre, etablissant le canon medieval europeen decisif. Des œuvres contemporaines telles que De Nugis Curialium (Bagatelles de courtisans, vers 1180) de Walter Map et la figure de Glam dans la Saga de Grettir (Grettis Saga, treizieme au quatorzieme siecle) forment le canon nord-europeen du revenant. La premiere edition du Manuel des Monstres de Donjons et Dragons de Gary Gygax (1977) a systematise le revenant comme un mort-vivant conscient de soi obsede par un seul objet de vengeance, et le film The Revenant de 2015 d Alejandro Gonzalez Inarritu (avec Leonardo DiCaprio, lauréat de l Oscar de la meilleure réalisation) a établi le canon cinematographique de la figure au vingt et unieme siecle.

cheonyeo-gwisin

Cheonyeo-gwisin

Cheonyeo-gwisin · Le fantôme de la vierge liée au grief — Un esprit coréen errant avec un han non résolu

Le Cheonyeo-gwisin (coreen Cheonyeo-gwisin, 'fantome de jeune fille') est l esprit vengeur d une femme morte non mariee, nourrissant le han (chagrin plein de ressentiment), la figure iconographique canonique de l horreur coreenne identifiee par une robe de deuil blanche (sobok), de longs cheveux noirs detaches et un visage pale et exsangue. Aussi appelee sonkaksi (l epouse qui a ete perdue), le terme est compose des caracteres sino-coreens pour cheonyeo (jeune fille) et gwisin (fantome). L origine iconographique reside dans la combinaison de la vision du monde matrimoniale confuceenne et du chamanisme coreen (musok) de la periode Joseon (1392-1910): la croyance que l ame errante d une femme non mariee erre dans les neuf sources (gucheon), et la doctrine du haewon (la resolution du grief) par laquelle l esprit errant n atteint le nirvana que lorsque son han est resolu. Le canon litteraire decisif est le roman en chinois classique de la fin de la periode Joseon L Histoire de Janghwa et Hongnyeon (Janghwa Hongnyeon-jeon) des dix-septieme et dix-huitieme siecles — dans lequel les sœurs Janghwa et Hongnyeon de Cheolsan dans la province de Pyeongan sont faussement accusees par leur belle-mere, meurent injustement, deviennent Cheonyeo-gwisin et font appel au nouveau magistrat Jeong Dong-u, qui resout leur grief — etablissant le canon decisif de l iconographie Cheonyeo-gwisin. La serie d anthologie televisee KBS Legendes du Pays natal (Jeonseol-ui Gohyang) de 1977 etablit le canon de la television d horreur coreenne canonique, et le film Whispering Corridors (Yeogo Goedam) de Park Ki-hyung de 1998 et le film A Tale of Two Sisters (Janghwa, Hongnyeon, avec Im Soo-jung et Moon Geun-young) de Kim Jee-woon de 2003 etablirent le canon mondial du vingt et unieme siecle de l iconographie Cheonyeo-gwisin de l horreur coreenne.

barrow-wight

Wight

Wight · Le mort du tumulus — Un cadavre maudit gardant le trésor du tombeau

Le Wight (anglais Wight, la variante habitant les tumulus etant le Barrow-wight) est le mort-vivant de cimetiere dans lequel un cadavre enterre dans un tumulus ou un tertre s est leve en raison de l obsession du tresor et de la malediction, et est la figure iconographique canonique du mort-vivant a forme cadaverique conscient de soi, par opposition au spectre incorporel. L etymologie reside dans le vieil anglais wiht ('creature, etre'), et le sens general de 'etre' qui apparait dans l epopee en vieil anglais Beowulf du huitieme siecle a ete specifie ulterieurement comme la signification du mort-vivant de cimetiere. L origine iconographique est le draugr ('cadavre marcheur') et le haugbui ('habitant du tumulus') des sagas familiales islandaises des treizieme et quatorzieme siecles, et le canon decisif en litterature anglaise est le Barrow-wight qui apparait dans Le Seigneur des Anneaux: La Communaute de l Anneau de J.R.R. Tolkien (Allen et Unwin, juillet 1954), Livre Un Chapitre 8 'Brouillard sur les Hauts des Galgals', dans lequel Frodo et les hobbits sont captures par un Barrow-wight dans les Hauts des Galgals a l est de la Vieille Foret et doivent etre enterres avec des offrandes funeraires mais sont sauves par le chant de Tom Bombadil. La premiere edition du Manuel des Monstres d AD&D de Gary Gygax de janvier 1977 a ajoute le wight comme canon mort-vivant des jeux de role fantasy modernes, avec la capacite de drain d energie par laquelle le tue devient un nouveau wight.

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Chevalier de la mort

Death Knight · Le chevalier de la mort — Un spectre-guerrier de lame maudite et de magie noire

Le Chevalier de la Mort (anglais Death Knight) est la figure du mort-vivant guerrier au sommet de l iconographie de la fantasy moderne, le chevalier cadavre qui se leve apres la mort sous le serment brise de sa vie ou sous une malediction contraignante; si la liche est le sommet du mort-vivant mage, le chevalier de la mort est le sommet du mort-vivant guerrier. L origine iconographique reside dans la tradition arthurienne medievale europeenne du chevalier dechu — Mordred dans Le Morte d'Arthur de Sir Thomas Malory (1485) — et dans la figure surnaturelle du Chevalier Vert dans le poeme allitere de la fin du quatorzieme siecle Sire Gauvain et le Chevalier Vert, mais la canonisation decisive fut l ajout du Chevalier de la Mort par Gary Gygax a son Manuel des Monstres II d AD&D en juillet 1983. La figure populaire canonique du chevalier de la mort est Lord Soth, un Chevalier de Solamnie dechu introduit dans le roman D&D Dragonlance de Margaret Weis et Tracy Hickman Dragons d un crepuscule d automne (1984), et le jeu video Warcraft III: Reign of Chaos de Blizzard Entertainment de 2002, dans lequel le prince humain Arthas Menethil tombe pour devenir le Chevalier de la Mort du Roi-Liche Ner'zhul, etablit le canon decisif du vingt et unieme siecle. L extension World of Warcraft: Wrath of the Lich King de novembre 2008 a introduit le Chevalier de la Mort comme la premiere classe de heros jouable dans WoW, completant le canon du jeu.

gremlin

Gremlin

Gremlin · Le lutin briseur de machines — Un farceur de l'ère technologique moderne

Le Gremlin (anglais Gremlin) est le petit et ruse yokai moderne du vingtieme siecle qui endommage secretement les machines et les dispositifs, la figure iconographique canonique de la forme la plus recente de yokai nee de la civilisation industrielle et technologique. L etymologie est incertaine, mais il est ne dans l argot militaire des pilotes et mecaniciens de la Royal Air Force (RAF) britannique des annees 1920, apparaissant pour la premiere fois en imprime dans le magazine d aviation britannique The Aeroplane en avril 1929, et s est etabli pendant les deux Guerres mondiales comme l entite invisible accusee des defaillances mecaniques inexplicables des avions de la RAF. La source decisive est le premier livre pour enfants du pilote de la RAF britannique d origine norvegienne Roald Dahl (1916-1990), The Gremlins, publie en avril 1943 — le premier livre pour enfants illustre de Disney, avec des illustrations de Walt Disney lui-meme et produit par Disney — qui a etabli le canon populaire de l iconographie du gremlin. L episode de la Quatrieme Dimension de CBS Nightmare at 20,000 Feet du 11 octobre 1963 saison 5, avec William Shatner dans le role principal, dans lequel un gremlin apparait sur l aile d un avion de ligne, a etabli le canon televisuel americain, et le film Gremlins de Joe Dante du 8 juin 1984 (scenario de Chris Columbus, produit par Steven Spielberg) a complete le canon populaire decisif de l iconographie du gremlin du vingt et unieme siecle.

astaroth

Astaroth

Astaroth · 29e des 72 esprits de Salomon — Grand duc

Astaroth (latin Astaroth, anglais Astaroth) est le demon du rang de Grand Duc, 29e des 72 demons dans le Livre 1 Ars Goetia (Ars Goetia) du grimoire du 17e siecle — le canon decisif — La Petite Clef de Salomon (Lemegeton Clavicula Salomonis) — commandant 40 legions (legions) de demons — la figure iconographique canonique decisive. L origine etymologique est le vocabulaire canonique decisif de la deesse mesopotamienne de la fertilite, de l amour et de la guerre Ishtar (Ishtar, akkadien) de vers 2000 av. J.-C. → phenicien et cananeen Astarte (Astarte) → la deesse etrangere Ashtoreth (Ashtoreth) de l Ancien Testament → le demon-duc masculin des grimoires du 16e-17e siecle. Les alias — Ashtoreth (Ashtoreth), Astarte (Astarte), Ishtar (Ishtar), Duc des sciences liberales — sont le vocabulaire canonique decisif. Le canon textuel decisif est le canon d origine decisif d Astaroth dans Pseudomonarchia Daemonum (Pseudomonarchia Daemonum) de Johann Weyer (Johann Weyer) de 1563, et le canon decisif du 29e rang Grand Duc des 72 demons dans le Livre 1 Ars Goetia de La Petite Clef de Salomon (Lemegeton Clavicula Salomonis) du 17e siecle. Le canon artistique decisif du 19e siecle de l iconographie d Astaroth sur le dragon mauvais dans le Dictionnaire Infernal (Dictionnaire Infernal) de Collin de Plancy de 1818, et le canon de jeu mondial decisif du 21e siecle d Astaroth (sous la forme d un golem maniant une hache geante) dans la serie Soulcalibur (Soul Edge/Soulcalibur) par le japonais Namco (Namco) depuis 1995.

hades

Hadès

Hadès · Dieu grec des Enfers — Roi des morts

Hades (grec ancien Haides, latin Pluton) est le dieu des enfers et roi des morts dans la mythologie grecque — le canon decisif, le fils de Kronos (Kronos) et de Rhea (Rhea), le frere aine de Zeus (Zeus) et de Poseidon (Poseidon), qui n appartient pas aux 12 dieux olympiens mais possede une puissance egale — la figure iconographique canonique decisive. L etymologie du grec Haides est le vocabulaire canonique decisif de 'invisible (a-idein, ne-pas-voir)', et l alias Plouton (Plouton, 'dieu de la richesse' — utilise pour eviter de prononcer son vrai nom) est le vocabulaire canonique decisif. Le canon textuel decisif est la Theogonie (Theogony) vers 453-491 d Hesiode (Hesiod) de vers le 8e-7e siecle av. J.-C. — le canon decisif dans lequel Kronos avale ses enfants — et vers 768-806 — le canon decisif du royaume des enfers d Hades — et l Iliade (Iliad) Livre 15 vers 187-193 d Homere (Homer) de vers le 8e siecle av. J.-C. — le canon decisif dans lequel Zeus, Poseidon et Hades, les trois freres, ont divise le ciel, la mer et les enfers par tirage au sort — et l Odyssee (Odyssey) Livre 11 — le canon decisif de la Nekyia (Nekyia, evocation des ames des morts). Le canon decisif du mythe de l enlevement de Persephone (Persephone) des Hymnes homeriques (Homeric Hymns) No 2 Hymne a Demeter de vers le 7e-6e siecle av. J.-C., et l iconographie canonique decisive du dieu masculin mature vetu d obscurite et de dignite, cachant son apparence avec le casque kynee (kynee) et commandant le chien de garde Kerberos (Kerberos, chien a 3 tetes).

odin

Odin

Odin · Père-de-tout dans la mythologie nordique — Dieu de la sagesse, de la guerre et de la mort

Odin (vieux norrois Odin, proto-germanique Wodanaz, 'celui de la frenesie, de l extase, de l inspiration') est le dieu canonique decisif principal, le Pere-de-Tous (Alfodr) de tous les dieux et humains, et le dieu de la sagesse, de la poesie, de la guerre, de la mort, des runes et de la magie seidr des Aesir (Aesir) dans la mythologie nordique, et la figure iconographique canonique decisive comme petit-fils du geant Buri (Buri), fils de Borr (Borr) et Bestla (Bestla), qui avec ses freres Vili (Vili) et Ve (Ve) a tue le geant primordial Ymir (Ymir) et a cree le monde a partir de son corps. L etymologie est le vocabulaire canonique decisif derive du vieux norrois Odin ou du proto-germanique Wodanaz ('frenesie, extase, inspiration'), apparente a l anglais Wednesday (vieil anglais Wodnesdaeg, 'jour de Woden'), a l allemand Mittwoch et au latin furor (frenesie). Le canon textuel decisif est l Edda de Snorri (Prose Edda) de vers 1220 du poete-historien islandais du debut du 13e siecle Snorri Sturluson (Snorri Sturluson, 1179-1241) — chapitres 6-9 (creation), 15 (puits de Mimir) et 51 (Ragnarok) de la Gylfaginning (Gylfaginning) — et la Voluspa (Voluspa), Havamal (Havamal) strophes 138-141, Grimnismal (Grimnismal) et Vafthrudnismal (Vafthrudnismal) de l Edda poetique (Poetic Edda) du manuscrit Codex Regius (Codex Regius) de vers 1270 sont le canon poetique decisif, et l iconographie canonique decisive de sacrifier un oeil au puits (Mimisbrunnr) de Mimir (Mimir) pour gagner la sagesse cosmique, et de se pendre a Yggdrasil (Yggdrasill) pendant 9 jours pour apprendre les runes (runir).

🐉Dragons(3)
yamata-no-orochi

Yamata-no-Orochi (le grand serpent a huit fourches) est le serpent-dragon multi-tetes le plus iconique du mythe japonais, consigne au debut du huitieme siecle dans les deux chroniques fondatrices de l Etat japonais : le 'Kojiki' (712) compile par Ō no Yasumaro et le 'Nihon Shoki' (720) compile sous le prince Toneri. Le serpent porte huit tetes et huit queues, et son corps est si vaste qu il 'recouvre huit vallees et huit cretes, avec des cypres et des cedres poussant sur son dos et un ventre toujours enflamme et sanglant'. Il apparait chaque annee le long de la riviere Hi (aujourd hui Hii) dans le pays d Izumo (est de la prefecture de Shimane) et exige l une des filles du vieux couple Ashinazuchi et Tenazuchi en tribut. Apres avoir devore sept de leurs huit filles, il revient pour la derniere, Kushinada-hime, lorsque le dieu de l orage Susanoo, banni du ciel, descend a Izumo. Susanoo prepare le yashiori-no-sake (un vin distille huit fois) et en remplit huit grands cuviers places devant huit portes, afin que chacune des huit tetes d Orochi boive dans un cuvier distinct ; il attend que les huit tetes soient ivres mortes. Il tranche alors les huit tetes et les huit queues a l aide de l epee divine Totsuka-no-Tsurugi (une epee 'longue de dix empans de main'). Lorsqu une queue ebreche sa lame, il y trouve une autre epee, plus fine — le Kusanagi-no-Tsurugi (egalement Ame-no-Murakumo-no-Tsurugi), l un des Trois Tresors Sacres de la maison imperiale japonaise, aujourd hui conserve au sanctuaire d Atsuta a Nagoya, dans la prefecture d Aichi.

goblin

Gobelin

Goblin · Le petit peuple rusé — Pillards vivant du nombre et de la ruse

Le gobelin est le plus repandu des 'petits humanoides pillards' de la fantasy anglophone moderne. Il descend des petites fees malicieuses du folklore europeen medieval et a ete codifie a travers trois couches textuelles : la litterature enfantine victorienne — 'Goblin Market' de Christina Rossetti (1862) et 'La princesse et le gobelin' de George MacDonald (Edimbourg, 1872) — , 'Bilbo le Hobbit' de J.R.R. Tolkien (1937), chapitres quatre a six, les gobelins des Monts Brumeux, et le coffret originel de Donjons et Dragons (1974) de Gary Gygax et Dave Arneson. Les gobelins mesurent quatre-vingt-dix a cent vingt centimetres, de constitution sinueuse, avec des oreilles et un nez disproportionnes, une peau vert-jaune ou cendree, des yeux jaunes et des canines aiguisees. Ils vivent en tribus dans des dedales (warrens) au sein des grottes, ruines et forets sombres, et survivent par pieges, embuscades et razzias. Leur puissance individuelle est faible — indice de defi 1/4 (sept points de vie, classe d armure quinze) dans le Monster Manual de la cinquieme edition de D&D (2014) — mais leur nombre, leur ruse et leur improvisation en font une menace durable. Leur alignement a ete fixe a Neutre Mauvais par le Monster Manual d AD&D de 1977. La meme lignee se voit chez les Greenskins de Warhammer Fantasy (depuis 1983), les gobelins de Gringotts dans 'Harry Potter' de J.K. Rowling (depuis 1997), les gobelins de Kezan dans 'World of Warcraft' de Blizzard (depuis 2004) et dans les lectures postcoloniales de 'Babel' de R.F. Kuang (2022).

gnoll

Gnoll

Gnoll · Le peuple hyène — Une tribu de pillards rendue folle par la faim

Le gnoll est une race humanoide pillarde a tete d hyene, introduite par Gary Gygax dans le coffret originel de Dungeons & Dragons de 1974 et codifiee dans le Monster Manual d AD&D de 1977 comme une tribu charognarde Chaotique Mauvaise (indice de defi 1/2) qui adore le prince-demon de la faim et du carnage, Yeenoghu. Gygax confirma lui-meme — dans 'Strategic Review' numero six (1976) et dans son interview de 'Dragon Magazine' numero cent (1985) — que le nom est emprunte au 'gnole' de la nouvelle 'How Nuth Would Have Practised His Art upon the Gnoles' tiree du 'Livre des Merveilles' de Lord Dunsany (1912); la forme est aussi souvent lue comme un mot-valise de 'gnome' et 'troll'. Les gnolls mesurent 210 a 220 centimetres, avec une carrure musculeuse d hominide, la tete et le pelage tachete brun-gris de l hyene tachetee (Crocuta crocuta), des doigts griffus comparables a ceux des humains et un rire glacant emprunte au cri territorial de l hyene tachetee. Ils errent en meutes nomades de quatre a douze dans les savanes, les badlands et les deserts arides, et obeissent a un 'Croc de Yeenoghu' touche par le prince-demon. Le 'Volo's Guide to Monsters' de la cinquieme edition (2016) rend le canon explicite: les gnolls ne sont pas une espece se reproduisant naturellement, mais le resultat de l ichor demoniaque de Yeenoghu mutant des hyenes tachetees. La lignee est empruntee aux Gnoblars de Warhammer Fantasy de Games Workshop, aux marogh de 'Dragon Age: Inquisition' (2014) de BioWare et aux pillards gnolls de la serie 'Baldur's Gate' de Black Isle (depuis 1998).